03.12.2006
si ça se trouve, toujours samedi
J'ai rencontré Geneviève durant trois heures aujourd'hui à Aix, et émotionnellement ça ne m'a pas vraiment bousculé car mes édifications défensives se sont avérées à l'épreuve des balles. Elle m'a quand même laissé une impression de malaise, je n'ai plus envie de passer par là, et je suppose que j'ai besoin de séances comme celle-là pour achever de finir de terminer l'histoire.
Et puis un peu plus tard à Marseille billard avec Michel. Pour réussir l'exercice, il faut parvenir à une concentration parfaite, pour atteindre le point où l'on sait ce qui va se passer avant que rien n'est débuté, parce qu'on en a la VOLONTE. Le point où on ne cherche plus d'excuse pour perdre, mais on décide de s'exposer et là, paradoxalement, on réalise que l'enjeu ne se situe pas dans la défaite ou la victoire, mais dans la mobilisation complète de soi, quand on épouse pleinement son projet, qu'on retrouve une forme d'unité.
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02.12.2006
entre vendredi et samedi mais je sais pas quand
J'ai acheté un CD, fait déjà exceptionnel, mais en plus, une BD, ce qui fait verser mon acte dans le domaine du surnaturel. Autre événement mondial du jour : j'ai battu le niveau 2 (là, j'ai le sentiment du devoir accompli), moins sur la réflexion qu'à l'énergie, je me suis approprié une tour rapidement, presque trop facilement quand j'y pense, et puis j'ai provoqué des trocs 1 contre 1 jusqu'à la fin et c'est passé, plus rien ne devrait raisonnablement m'arrêter désormais que me voilà en route vers le niveau 3 (sauf que dans ma tête j'y ai déjà renoncé).
Comme il convient de ne pas négliger l'hypothèse d'une admissibilité, j'étais à la bibliothèque de Bonneveine aujourd'hui : j'ai demandé un stylo à la charmante jeune fille devant moi pour lui donner l'occasion de me dire "tu me le rendras la prochaine fois" et profiter donc de cette proposition pour y glisser un rendez-vous, mais point du tout, quoiqu'elle s'est tout de même fendue d'un "au-revoir" ce qui revient explicitement à projeter une nouvelle rencontre dans l'avenir (sinon elle aurait dit "adieu") sans toutefois préciser la date exactement (elle aurait pu dire au revoir vendredi prochain même heure, mais non tu parles, qu'est-ce qu'elles ont dans la tête)
05:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2006
ben tout ça ça nous amène à lundi, forcément
Demain, c'est l'attaque. Il faut se lever comme un petit soldat, ne pas se laisser distraire, focus on the subject.
Au lieu de bosser, hier, je me suis encore satisfait d'auteurs de science-politique du sérail, qui emploient le vocabulaire qui m'exalte, et bercé par cette prosodie je ne cherche plus à saisir la réalité. C'est très mal.
De grosses vagues de misogynie me submergent et j'ai du mal à lutter contre. Les principales occupations de la majorité des femmes sont-elles vraiment d'écarter les jambes, de faire du shopping, de s'occuper de leurs enfants ? Je suis plein de dépit et de rage devant l'injustice et l'inanité de mon sort. Le plus dur étant qu'on en a besoin. Pour la première fois, j'attends avec impatience un hypothétique appel de Caro, après une dispute de plus, mais l'expérience joue pour moi : avoir attendu ceux d'Emmanuelle ou de G. me permettent de domestiquer mes pulsions et aussi de mesurer l'écart d'intensité. Je ne suis pas amoureux de Caroline et pourtant je m'y suis efforcé, mais je n'y arrive pas. Il est quand même 23 h 20. C'est vrai que Richard m'appelle demain, peut-être pour un tarot histoire de décompresser, alors grâce à ça elle veut marquer le coup, ou bien prendre ses distances. J'y suis sensible à cause de l'ensemble de l'humanité féminine qui m'aura toujours déçu, à l'arrivée. Je misais au départ sur leur univers, je suis aujourd'hui beaucoup plus sensible à l'univers masculin.
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